MAN RAY d'après, Emmanuel Radnitsky (Philadelphie (US) 1890 1976 Paris (FR)) - "Lots de 6 sérigraphies sur verre acrylique dont 2 en couleurs" v. 1970. Sérigraphies sur plexiglas dont : "Aerograph" (v.1970) la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 57,4x49,5cm; "Seguidilla" d'après un motif de 1919, titrée et datée dans le sujet, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 48x59,5cm; "L'impossible" (1969) d'après un dessin de 1918 ("Perpetual Motion") et une peinture de 1920 ("Danger"), la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, le plexiglass est monté sur un support de bois et tissu, 66,5x43cm (profondeur avec support : 3cm); "Portrait à l'empreinte de main" (1966), d'après un motif de 1916, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 50,8x37cm ; "Sans Titre [Femme-araignée]" (v.1970) d'après un motif de 1929, la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 67x41,5cm; "Sans-Titre [corps féminins]", d'après un motif de 1919, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 50x60cm. Deux de ces planches (Aerograph et L'impossible) furent réalisées par Lucien Treillard pour la Galerie Georges Visat (éditeur) et imprimées par l'atelier Marquet Imprimeur. Dans son ouvrage autobiographique Autoportrait, Man Ray donne une description de la peinture "Danger" qui a inspiré la sérigraphie : « Mon dernier tableau, peint au pistolet, représentant des roues dentées qui m'avaient été inspirées par les girations d'une danseuse espagnole que j'avais vue dans une revue musicale. Le titre faisait partie de la composition. On lisait soit DANSEUR soit DANGER (il n'y a, en anglais, qu'une seule lettre à changer entre "dancer" et "danger". » Man Ray (Autoportrait, Paris, Robert Laffont, 1964, p. 93). « Après la mort du poète, "Danger" fut brisé et devint "Dancer or Danger". » Jean-Hubert Martin, avec préface et sept textes de Man Ray (Man Ray, Objets de mon affection, Paris, Philippe Sers, 1983, p. 140). Pris au coeur des mouvements Dada, du surréalisme, et côtoyant les artistes les plus innovants du siècle tels que Duchamp ou Picabia, Man Ray, de son vrai nom Emmanuel Rudnitsky, avait toutes les cartes en main pour redéfinir les normes des médiums artistiques. Son intérêt pour l'histoire de l'art et de la littérature a nourri une oeuvre polymorphe, faite de tableaux, d'objets, d'assemblages, de photographies et de films ayant permis d'élargir la définition de la peinture et des beaux-arts. Chercheur mais également novateur, Man Ray, avec Christian Schad et Lazlo Moholy-Nagy, fut l'un des premiers artistes de la modernité à utiliser le photogramme, aussi dit "rayographie" dans le champ des beaux-arts. Bien qu'usant de la figuration, Man Ray accroît les potentialités de ses images photographiques et dépasse les oppositions provenant des hiérarchies picturales. Grandissant à Brooklyn, bâtissant son éducation sur les principes anarchistes du "Ferrer Center"de New York, cet apprentissage le libéra du respect des valeurs établies, désacralisant les techniques d'expressions traditionnelles et lui ouvrant le champ de l'expérimentation plastique. C'est cet état d'esprit aventureux qui lui donne la liberté de créer des projets sur tout support, comme ces sérigraphies, d'abord longtemps conçues comme un outil de communication avant d'être incluses dans le champ de l'art. État A (quelques rares éraflures superficielles dans le plexiglas sans atteinte aux sujets).
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MAN RAY d'après, Emmanuel Radnitsky (Philadelphie (US) 1890 1976 Paris (FR)) - "Lots de 6 sérigraphies sur verre acrylique dont 2 en couleurs" v. 1970. Sérigraphies sur plexiglas dont : "Aerograph" (v.1970) la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 57,4x49,5cm; "Seguidilla" d'après un motif de 1919, titrée et datée dans le sujet, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 48x59,5cm; "L'impossible" (1969) d'après un dessin de 1918 ("Perpetual Motion") et une peinture de 1920 ("Danger"), la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, le plexiglass est monté sur un support de bois et tissu, 66,5x43cm (profondeur avec support : 3cm); "Portrait à l'empreinte de main" (1966), d'après un motif de 1916, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 50,8x37cm ; "Sans Titre [Femme-araignée]" (v.1970) d'après un motif de 1929, la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 67x41,5cm; "Sans-Titre [corps féminins]", d'après un motif de 1919, la mention H.C. et la signature de l'artiste sont gravées dans le verre acrylique, 50x60cm. Deux de ces planches (Aerograph et L'impossible) furent réalisées par Lucien Treillard pour la Galerie Georges Visat (éditeur) et imprimées par l'atelier Marquet Imprimeur. Dans son ouvrage autobiographique Autoportrait, Man Ray donne une description de la peinture "Danger" qui a inspiré la sérigraphie : « Mon dernier tableau, peint au pistolet, représentant des roues dentées qui m'avaient été inspirées par les girations d'une danseuse espagnole que j'avais vue dans une revue musicale. Le titre faisait partie de la composition. On lisait soit DANSEUR soit DANGER (il n'y a, en anglais, qu'une seule lettre à changer entre "dancer" et "danger". » Man Ray (Autoportrait, Paris, Robert Laffont, 1964, p. 93). « Après la mort du poète, "Danger" fut brisé et devint "Dancer or Danger". » Jean-Hubert Martin, avec préface et sept textes de Man Ray (Man Ray, Objets de mon affection, Paris, Philippe Sers, 1983, p. 140). Pris au coeur des mouvements Dada, du surréalisme, et côtoyant les artistes les plus innovants du siècle tels que Duchamp ou Picabia, Man Ray, de son vrai nom Emmanuel Rudnitsky, avait toutes les cartes en main pour redéfinir les normes des médiums artistiques. Son intérêt pour l'histoire de l'art et de la littérature a nourri une oeuvre polymorphe, faite de tableaux, d'objets, d'assemblages, de photographies et de films ayant permis d'élargir la définition de la peinture et des beaux-arts. Chercheur mais également novateur, Man Ray, avec Christian Schad et Lazlo Moholy-Nagy, fut l'un des premiers artistes de la modernité à utiliser le photogramme, aussi dit "rayographie" dans le champ des beaux-arts. Bien qu'usant de la figuration, Man Ray accroît les potentialités de ses images photographiques et dépasse les oppositions provenant des hiérarchies picturales. Grandissant à Brooklyn, bâtissant son éducation sur les principes anarchistes du "Ferrer Center"de New York, cet apprentissage le libéra du respect des valeurs établies, désacralisant les techniques d'expressions traditionnelles et lui ouvrant le champ de l'expérimentation plastique. C'est cet état d'esprit aventureux qui lui donne la liberté de créer des projets sur tout support, comme ces sérigraphies, d'abord longtemps conçues comme un outil de communication avant d'être incluses dans le champ de l'art. État A (quelques rares éraflures superficielles dans le plexiglas sans atteinte aux sujets).
Vente
mercredi 5 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
9, rue de Provence
75009 Paris